Le cahier des charges d'un site internet est le document de référence qui cadre votre projet web : objectifs, cibles, arborescence, maquettes et wireframes, webdesign et UX design, contraintes techniques (CMS comme WordPress, hébergement, serveur), budget et délais, pour une création comme pour une refonte ou une boutique en ligne.
Comptez 5 à 15 pages organisées en 8 sections : ce document sert de base à l'appel d'offres, permet à chaque prestataire de chiffrer un devis précis et vous protège des dépassements de budget comme des retards de mise en ligne.
| Section du cahier des charges | Contenu attendu pour votre site internet |
|---|---|
| 1. Présentation de l'entreprise | Activité, positionnement, concurrents, existant (création ou refonte) |
| 2. Objectifs et cibles | Objectifs mesurables (KPI), personas, audience B2B ou B2C |
| 3. Arborescence et contenus | Plan des pages, parcours utilisateur, rédaction des textes, photos |
| 4. Design et identité visuelle | Charte graphique, maquettes, wireframes, sites de référence |
| 5. Spécifications fonctionnelles | Fonctionnalités page par page : formulaires, réservation, paiement, espace client |
| 6. Contraintes techniques | CMS, hébergement, nom de domaine, sécurité, RGPD, migration |
| 7. Prestations et livrables attendus | Intégration, recette, mise en ligne, formation, maintenance |
| 8. Budget et planning | Enveloppe budgétaire, échéances, critères de choix du prestataire |
En 3 ans de création de sites et de SEO en freelance, j'ai reçu des demandes de toutes sortes : du brief de trois lignes par mail au document de 40 pages rédigé par un chef de projet. Le constat est constant : la qualité du cahier des charges détermine la précision du devis, le respect des délais et, au final, la réussite du site.
Ce guide vous donne la structure complète, section par section, les erreurs à éviter et un modèle à copier. Objectif : un document que n'importe quel professionnel, freelance ou agence web, peut chiffrer sans vous rappeler trois fois.
Qu'est-ce qu'un cahier des charges de site internet ?
Un cahier des charges de site internet est un document qui formalise l'expression de besoin du commanditaire : il décrit ce que le futur site doit faire, pour qui, avec quelles contraintes techniques et dans quel cadre de budget et de délais. Il fait le lien entre votre vision et sa traduction concrète par le prestataire.
Contrairement à un simple brief oral, il engage les deux parties. Annexé au devis ou au contrat, il devient la référence en cas de désaccord : si une fonctionnalité figure dans le document, elle doit être livrée ; si elle n'y figure pas, elle fera l'objet d'un avenant. C'est ce qui protège autant le client que l'agence ou le freelance qui réalise le site.
À quoi sert ce document concrètement ?
Le cahier des charges remplit quatre fonctions : comparer les offres, cadrer le périmètre, guider la production et servir de base à la recette finale.
- Comparer les offres : lors d'un appel d'offres, tous les candidats répondent au même besoin. Sans document commun, les devis reçus sont incomparables.
- Cadrer le périmètre : ce qui est inclus, ce qui ne l'est pas. C'est votre meilleure protection contre les dépassements de budget.
- Guider la production : le webdesigner, le développeur et le rédacteur travaillent à partir du même référentiel, sous la coordination du chef de projet.
- Valider la livraison : lors de la recette, vous vérifiez point par point que le site livré correspond au document. Les tests s'appuient dessus.
Cahier des charges fonctionnel et cahier des charges technique
Le cahier des charges fonctionnel décrit le besoin du point de vue de l'utilisateur : pages, fonctionnalités, parcours utilisateur, contenus, back-office. Le cahier des charges technique décrit la manière de le réaliser : CMS, langages, serveur, base de données, hébergement, sécurité.
Pour un site vitrine ou une boutique en ligne de TPE ou PME, un seul document suffit, avec une partie fonctionnelle détaillée et une partie technique plus courte. Décrivez surtout le besoin et laissez le prestataire proposer la solution : c'est son métier. Les spécifications techniques lourdes se justifient pour les applications métier ou les projets sur-mesure de grande ampleur.
Qui doit rédiger le cahier des charges ?
C'est vous, le client, qui rédigez le cahier des charges, car vous seul connaissez votre entreprise, vos clients et vos objectifs. Dans une TPE, la rédaction revient souvent au dirigeant ou au responsable marketing ; dans une structure plus grande, à un chef de projet qui consolide les demandes des parties prenantes.
Vous n'avez pas besoin d'être exhaustif dès le départ. Un professionnel sérieux, agence web ou indépendant, complète le document avec vous lors d'un premier échange : c'est exactement le rôle de la phase de cadrage. Méfiez-vous en revanche du prestataire qui envoie un devis sans poser une seule question.
Les 8 sections d'un cahier des charges de site web
Un cahier des charges complet contient 8 sections : présentation de l'entreprise, objectifs et cibles, arborescence et contenus, webdesign, spécifications fonctionnelles, contraintes techniques, prestations attendues, budget et planning. Voici, pour chacune, le contenu attendu par les prestataires.
1. Présentation de l'entreprise, création ou refonte
Présentez votre société en une page : activité, produits ou services, positionnement, zone de chalandise, concurrents principaux. Le prestataire ne connaît pas votre secteur : donnez-lui les clés pour comprendre votre marché sans réunion supplémentaire.
Précisez ensuite la nature du projet : création complète ou refonte d'un site existant. Pour une refonte, décrivez l'existant : CMS actuel, trafic, pages qui génèrent des contacts, points de friction. Réaliser un audit SEO en amont est le meilleur point de départ : il identifie les pages à préserver et les redirections à prévoir pour ne pas perdre votre référencement pendant la migration.
2. Objectifs du site et cibles visées
Définissez 2 ou 3 objectifs mesurables, pas plus : générer des demandes de devis, vendre en ligne, prendre des rendez-vous, recruter. Associez un indicateur (KPI) à chaque objectif : nombre de formulaires envoyés par mois, chiffre d'affaires de la boutique en ligne, taux de conversion.
Décrivez ensuite vos cibles : qui visite votre site, avec quel besoin ? Une fiche persona simple suffit : profil type, contexte B2B ou B2C, ce qu'il cherche, ce qui le fait hésiter. Un site qui parle à tout le monde ne convertit personne : plus la cible est précise, plus les choix d'ergonomie et de contenus seront justes.
3. Arborescence, contenus et parcours utilisateur
L'arborescence est le plan de votre site : la liste hiérarchisée des pages (accueil, services, réalisations, blog, contact). Représentez-la sous forme de liste indentée ou de schéma simple. Décrivez aussi le parcours utilisateur principal : par où arrive le visiteur, que doit-il comprendre, vers quelle action le guider. C'est la base du tunnel de conversion.
Le point le plus souvent oublié : qui produit les contenus ? Rédaction des textes, photos, vidéos, traductions. Si le prestataire doit rédiger ou coordonner un photographe, le devis change. Si vous avez déjà un site, chiffrez le volume à migrer : nombre de pages, d'articles de blog, de fiches produits. Une charte éditoriale, même courte, garantit la cohérence des textes.
4. Webdesign : identité visuelle, maquettes, wireframes
Cette section cadre l'aspect visuel. Si vous avez une identité visuelle, joignez la charte graphique (logo, palette de couleurs, typographies) ; sinon, indiquez si sa création fait partie de la prestation. Listez 3 à 5 sites que vous aimez, et pourquoi : c'est le moyen le plus efficace de communiquer vos attentes de webdesign.
Quelques termes à connaître pour dialoguer avec les professionnels du web :
- Wireframe (ou zoning) : schéma en niveaux de gris qui positionne les blocs d'une page, sans design.
- Maquette : rendu visuel finalisé de la page, couleurs et typographies comprises, avant développement.
- UX design : conception de l'expérience utilisateur (parcours, ergonomie, fluidité).
- UI design : conception de l'interface (aspect des boutons, formulaires, menus).
- Responsive : adaptation automatique du site aux mobiles et tablettes, idéalement en mobile first puisque la majorité des visites se fait désormais sur smartphone.
Précisez enfin vos exigences d'accessibilité : navigation claire, contrastes suffisants, compatibilité avec les lecteurs d'écran. En France, le référentiel RGAA, aligné sur les standards du W3C, est obligatoire pour les sites publics et constitue une bonne pratique pour tous les autres.
5. Spécifications fonctionnelles
Les spécifications fonctionnelles listent tout ce que le site doit permettre de faire, page par page. C'est la section que les prestataires lisent en premier pour établir leur devis. Soyez exhaustif : une fonctionnalité ajoutée en cours de projet coûte toujours plus cher que si elle avait été prévue au départ.
- Formulaire de contact ou de demande de devis (avec quels champs ?)
- Prise de rendez-vous ou réservation en ligne
- Espace client ou espace membre avec connexion
- Blog ou espace actualités
- Moteur de recherche interne, filtres
- Multilingue : quelles langues, dès le lancement ou plus tard ?
- Newsletter, avis clients, chat, intégrations tierces (CRM, API métier)
Décrivez aussi le back-office attendu : qui mettra le site à jour, avec quel niveau d'autonomie ? Modifier un texte, publier un article, créer une page entière : chaque niveau a des implications techniques différentes, côté front-office comme côté administration. Pour une application web, formalisez chaque cas d'utilisation, du type "l'utilisateur connecté peut consulter ses factures".
6. Contraintes techniques : CMS, hébergement, sécurité
Les contraintes techniques encadrent la réalisation sans nécessairement imposer une solution. Listez ce qui est non négociable de votre côté, et laissez le reste ouvert aux propositions des candidats.
- CMS : imposez-le seulement si vos équipes maîtrisent déjà un outil (WordPress, Shopify, PrestaShop). Sinon, décrivez le besoin d'autonomie et laissez le prestataire recommander.
- Nom de domaine et adresses email : déjà réservés ou à créer ? Qui en est propriétaire ?
- Hébergement : serveur mutualisé, dédié ou cloud ; qui le souscrit, qui le gère ?
- Sécurité : certificat SSL (HTTPS), sauvegardes automatiques, politique de mise à jour.
- RGPD : mentions légales, politique de confidentialité, bandeau cookies, sort des données personnelles collectées par vos formulaires. Les obligations sont détaillées sur le site de la CNIL.
- Performance et SEO technique : temps de chargement, compatibilité mobile, sitemap, données structurées, redirections 301 en cas de refonte. Vous pouvez aussi mentionner une démarche d'éco-conception si elle compte pour vous.
Pour une refonte, la migration est le point critique : reprise des contenus, transfert de la base de données, conservation des URL qui se positionnent ou plan de redirection page par page. Un site qui perd son référencement le jour du déploiement est un projet raté, même si le design est superbe.
7. Prestations attendues : intégration, recette, maintenance
Cette section liste les livrables attendus du prestataire, du premier wireframe à l'après mise en ligne. Elle évite le grand classique du "je pensais que c'était inclus".
- Direction artistique : maquettes, avec combien d'allers-retours inclus
- Développement, intégration des contenus (qui saisit les textes et les photos ?)
- Recette : phase de tests avant la mise en ligne ; le recettage se déroule point par point sur la base du cahier des charges
- Mise en ligne et configuration : nom de domaine, emails, statistiques de fréquentation
- Formation au back-office : combien d'heures, pour combien de personnes ?
- Maintenance : corrective (bugs), évolutive (nouvelles fonctionnalités), mises à jour de sécurité, sauvegardes. C'est ce que les professionnels appellent la TMA (tierce maintenance applicative).
Ajoutez une clause sur la propriété intellectuelle : à la fin du projet, le site, son code et ses contenus doivent vous appartenir, avec tous les accès (hébergement, nom de domaine, back-office). C'est ce qui vous garantit de pouvoir changer de prestataire sans repartir de zéro.
8. Budget, planning et critères de sélection
Terminez par le cadre : votre enveloppe budgétaire (une fourchette suffit, j'y reviens plus bas), la date de mise en ligne souhaitée et les échéances intermédiaires imposées par votre activité (lancement produit, salon, saisonnalité). Indiquez enfin les modalités de réponse à l'appel d'offres : contenu attendu des devis, critères de sélection, date limite, interlocuteurs du projet. Précisez si vous attendez une estimation ferme ou un chiffrage par lots.
Site vitrine ou boutique en ligne : quelles différences ?
Un site vitrine présente votre activité et génère des contacts ; une boutique en ligne vend et encaisse. Les deux projets n'exigent pas le même niveau de détail : le cahier des charges d'un site e-commerce est deux à trois fois plus fourni, car il décrit un véritable système de vente.
| Rubrique du cahier des charges | Site vitrine | Boutique en ligne |
|---|---|---|
| Pages types | 5 à 10 pages (accueil, services, contact) | Catalogue, fiches produits, panier, tunnel de commande |
| Fonctionnalités clés | Formulaire, prise de rendez-vous, blog | Paiement en ligne, gestion des stocks, comptes clients |
| Contenus à produire | Textes de présentation, photos | Fiches produits, photos, CGV, politique de retour |
| Aspects légaux | Mentions légales, RGPD | RGPD, CGV, droit de rétractation, facturation |
| Exploitation quotidienne | Mises à jour ponctuelles | Stocks, livraison, SAV, back-office quotidien |
Le cahier des charges d'un site vitrine
Pour un site vitrine, concentrez le document sur trois points : les pages et leurs contenus, le formulaire de contact ou la prise de rendez-vous, et le référencement local si votre clientèle est géographique. Inutile de viser 30 pages : un document de 5 à 8 pages bien structuré suffit largement.
C'est le format que je réalise le plus souvent en création de site vitrine : avec un cahier des charges clair, je livre en 2 à 4 semaines, architecture SEO comprise. Sans document de cadrage, la phase de questions-réponses rallonge le projet d'autant.
Le cahier des charges d'un site e-commerce
Pour une boutique en ligne, décrivez le catalogue avec précision : nombre de produits, variantes (tailles, coloris), catégories, attributs de filtrage. Ajoutez les moyens de paiement, les modes de livraison et leurs tarifs, la gestion des stocks, les promotions, la facturation et le SAV.
Je gère au quotidien la boutique Shopify d'une marque française de bagagerie : une grande partie des frictions techniques vient d'un catalogue mal structuré au départ (variantes, filtres, collections). Soignez cette partie du document, elle conditionne tout le reste. Pour approfondir ce type de projet, consultez ma page dédiée à la création de site e-commerce.
Quel CMS indiquer : WordPress, Shopify ou sur-mesure ?
N'indiquez un CMS dans votre cahier des charges que si vous avez une vraie contrainte : équipe déjà formée, système existant à conserver, migration imposée. Sinon, décrivez votre besoin d'autonomie et laissez les candidats argumenter leur choix : c'est un excellent critère de comparaison des réponses.
- WordPress : la référence des sites vitrines et des blogs. Open source, il équipe environ 43 % des sites web dans le monde selon W3Techs. Très flexible grâce aux plugins, à condition d'assurer la maintenance.
- Shopify : la solution la plus simple pour une boutique en ligne clé en main, avec hébergement, paiement et sécurité inclus.
- PrestaShop et WooCommerce : l'e-commerce open source, plus de liberté mais davantage de maintenance et de mises à jour à prévoir.
- Sur-mesure : pour des besoins métier spécifiques ou de fortes exigences de performance. Budget et délais supérieurs.
Si vous penchez pour la boutique clé en main, vous pouvez essayer Shopify avant même de finaliser votre cahier des charges : manipuler le back-office aide à formuler vos besoins réels. Lien affilié : si vous ouvrez une boutique via ce lien, je touche une commission, sans surcoût pour vous.
Quel budget indiquer dans son cahier des charges ?
Indiquez toujours une fourchette budgétaire dans votre cahier des charges, même approximative. Sans budget annoncé, chaque prestataire imagine un périmètre différent : vous recevez des devis du simple au décuple pour le même document, impossibles à comparer.
Annoncer un budget ne vous dessert pas, contrairement à une idée reçue : il calibre la proposition. Un même besoin peut se traiter avec un thème existant personnalisé ou un développement sur-mesure ; c'est votre enveloppe qui oriente la solution, et donc le retour sur investissement (ROI) du projet. Les fourchettes constatées sur le marché varient fortement selon le type de site et le prestataire : je les détaille dans mon guide sur le prix d'un site internet.
Gardez deux repères en tête pour construire l'enveloppe. D'abord, un freelance facture en général 20 à 40 % de moins qu'une agence web à périmètre égal, faute de charges de structure et de chef de projet intermédiaire. Ensuite, le budget ne s'arrête pas à la mise en ligne : hébergement, maintenance, sauvegardes et évolutions représentent un coût récurrent à inscrire noir sur blanc dans le document.
Côté process, un cahier des charges clair accélère tout : quand je reçois une demande complète, j'envoie un devis sous 48h via ma page contact, sans réunion préalable. C'est d'ailleurs un bon test pour vos candidats : la rapidité et la précision de la réponse en disent long sur leur organisation.
Les 5 erreurs qui plombent un cahier des charges
Les erreurs les plus fréquentes sont au nombre de cinq : rester vague, cacher son budget, sur-spécifier la technique, oublier les contenus et négliger l'après mise en ligne. En 3 ans de devis, ce sont toujours les mêmes qui reviennent.
| Erreur dans le cahier des charges | Conséquence sur le projet web |
|---|---|
| "Un site moderne et épuré" sans exemple | Maquettes hors sujet, allers-retours sans fin |
| Aucun budget annoncé | Devis incomparables, du simple au décuple |
| CMS et technologies imposés sans raison | Solutions inadaptées, expertise du prestataire bridée |
| Production des contenus non prévue | Site terminé mais pages vides, mise en ligne repoussée |
| Maintenance et propriété passées sous silence | Coûts cachés, dépendance totale au prestataire |
Rester vague. "Moderne", "épuré", "dynamique" : ces mots ne disent rien à un webdesigner. Donnez des exemples de sites, des captures d'écran, des contre-exemples. Dix minutes de recherche vous économisent deux allers-retours de maquette.
Cacher son budget. Sans enveloppe, les réponses partent dans tous les sens et l'appel d'offres perd son intérêt. Une fourchette, même large, suffit à cadrer les propositions.
Sur-spécifier la technique. Imposer un CMS, un framework et un hébergeur alors que rien ne l'exige revient à réduire le champ des solutions. Décrivez le besoin (autonomie, performance, évolutivité), pas la recette pour y parvenir.
Oublier les contenus. La rédaction des textes et la production des photos ne sont presque jamais anticipées. Résultat : un site techniquement prêt qui attend ses contenus pendant des semaines. Tranchez dès le cahier des charges : qui écrit, qui fournit les images, qui valide.
Négliger l'après. Un site vit : mises à jour, sauvegardes, sécurité, évolutions. Sans volet maintenance ni clause de propriété, vous découvrez les coûts récurrents après signature et restez dépendant du prestataire.
Modèle de cahier des charges de site internet à copier
Voici une trame prête à remplir, qui reprend les 8 sections du guide. Copiez-la dans un document Word ou Google Docs et complétez chaque point ; un cahier des charges efficace tient en 5 à 15 pages.
- Présentation : entreprise, activité, concurrents, nature du projet (création ou refonte), description de l'existant, interlocuteurs.
- Objectifs et cibles : 2 à 3 objectifs avec leurs KPI, personas, zone géographique visée.
- Arborescence et contenus : plan des pages, parcours utilisateur, qui produit textes, photos et vidéos, volumes à migrer, charte éditoriale.
- Webdesign : identité visuelle existante ou à créer, 3 à 5 sites de référence, exigences responsive, mobile first et accessibilité.
- Fonctionnalités : liste page par page, back-office et niveau d'autonomie souhaité, intégrations tierces.
- Technique : CMS imposé ou libre, nom de domaine, hébergement et serveur, sécurité, RGPD, migration et redirections.
- Prestations : livrables attendus, recette et recettage, formation, maintenance, propriété intellectuelle et réversibilité.
- Cadre : budget en fourchette, planning et échéances, date limite de réponse, critères de sélection des candidats.
Si vous préférez partir d'un document tout fait, France Num, le portail public de la transformation numérique des entreprises, recense plusieurs modèles de cahiers des charges gratuits aux formats Word et PDF, dont des trames dédiées à l'e-commerce. Certaines CCI mettent aussi des trames sectorielles à disposition de leurs adhérents.
Dernier conseil : un cahier des charges n'est pas une fin en soi, c'est un outil de dialogue. Envoyez-le à deux ou trois prestataires, comparez la pertinence des questions qu'ils vous posent, et retenez celui qui challenge intelligemment votre document. Et si vous cherchez un interlocuteur unique qui prend le projet de la maquette à la mise en ligne, découvrez mon offre pour faire créer un site vitrine : devis sous 48h et livraison en 2 à 4 semaines.
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Questions fréquentes sur le cahier des charges d'un site
Comment faire un cahier de charge pour un site web ?
Rédigez 8 sections : présentation de l'entreprise, objectifs et cibles, arborescence et contenus, webdesign, spécifications fonctionnelles, contraintes techniques, prestations attendues (recette, formation, maintenance) et budget avec planning. Comptez 5 à 15 pages, puis envoyez le document à deux ou trois prestataires pour obtenir des devis comparables.
Qu'est-ce qu'un cahier des charges fonctionnel pour un site web ?
Le cahier des charges fonctionnel décrit ce que le site doit faire du point de vue de l'utilisateur : pages, fonctionnalités, parcours, contenus, back-office. Il ne précise pas la solution technique (CMS, serveur, langages), qui relève du cahier des charges technique, souvent proposé par le prestataire en réponse.
Comment faire un cahier des charges pour une application web ?
La démarche reste la même, avec une partie fonctionnelle plus poussée : décrivez chaque cas d'utilisation ("l'utilisateur connecté peut..."), les rôles et permissions, les données manipulées, les intégrations (API, CRM) et les exigences de sécurité et de montée en charge. Les wireframes des écrans clés sont quasi indispensables.
Quels sont les 7 C de la conception de sites web ?
Les 7 C sont un cadre d'analyse des interfaces web : contexte (design, navigation), contenu, communauté, customisation (personnalisation), communication, connexion (liens avec d'autres sites) et commerce (transactions). Ils servent de checklist pour vérifier qu'un site couvre toutes les dimensions de l'expérience client.
Qu'est-ce qu'un cahier des charges pour un site internet et à quoi sert-il ?
C'est le document de référence qui formalise l'expression de besoin : objectifs, cibles, fonctionnalités, contraintes techniques, budget et délais. Il sert à obtenir des devis comparables, à cadrer le périmètre de la prestation et à valider la conformité du site livré lors de la recette.